Samuel Soubeyrand, lui, est directeur de recherche de l'unité Biostatistique et Processus Spatiaux. Il pratique l'épidémiosurveillance, une méthode d'analyse mise en avant pendant la crise du SARS-CoV-2. “L'alerte sanitaire que la Chine aurait pu émettre à l'époque aurait certainement permis de déceler cette maladie émergente, désormais connue sous l'appellation de Covid-19. La bataille de la détection a été perdue”, déclare-t-il. “La gagner nous aurait permis d'anticiper l'épidémie, d'adapter les plans d'actions et de lutte sanitaire, ou encore d'initier des recherches de laboratoire spécifiques au SARS-CoV-2.” Pour détecter de manière précoce les potentielles épidémies futures, l'épidémiosurveillance repose sur deux leviers, d'après M. Soubeyrand : l'analyse des données métagénomiques des populations, et l'analyse des “autres” données, celles des réseaux sociaux, des recherches internet de symptômes, de la fréquentation des parkings hospitaliers, etc.
Un microbiote. Un microbiote est défini lorsqu'un ensemble de micro-organismes vit dans un écosystème précis. Par exemple, nos intestins abritent leur propre microbiote. “On parle d'une grande diversité d'espèces (bactéries, champignons, etc.) auxquelles on peut ajouter les virus. Derrière cette grande diversité d'espèces se cache une grande diversité de fonctions, relativement centrales au fonctionnement des écosystèmes” explique Christophe Mougel.
A la question "Pensez-vous que la pandémie globale actuelle a eu comme “effet positif” de souligner l'importance de l'épidémiosurveillance ?", le spécialiste nous répond par la positive. "Effectivement, elle met en lumière cet intérêt stratégique, et j'espère que les États mettront en place des dispositifs pour accroître cette dimension-là Mais finalement, quels vont être les leviers prioritaires pour renforcer l'épidémiosurveillance ? L'autre difficulté est que nous savons montrer a posteriori l'épidémiosurveillance mais, comme pour les séismes, nous avons encore du mal à concevoir des systèmes d'alerte efficace nous permettant d'anticiper suffisamment [les futures épidémies]. J'imagine qu'il y a une conscience aujourd'hui [de cette problématique] qui est plus forte qu'hier."
Dans un contexte économique de plus en plus concurrentiel, la santé des collaborateurs d’une entreprise est devenue ces dernières années, un facteur important de croissance. Investir sur la plus grande richesse d’une entreprise qu’est le capital humain, c’est améliorer la compétitivité et la productivité de chaque structure professionnelle. Les études scientifiques sont unanimes sur le sujet. L’amélioration de la qualité de vie au travail augmente de manière significative les performances d’une entreprise.
« Que ce soit par transmission alimentaire (maladie de la vache folle, salmonelloses), par transmission vectorielle (fièvre du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, encéphalites à tiques), ou encore par simple contact (rage), les possibilités de transmission interspécifique sont multiples et demandent une approche collaborative entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine pour prévenir et contrôler ces infections »4.
Good Health and Wellness in Indian Country is CDC’s largest single investment to ease health disparities that affect American Indians and Alaska Natives. Tribes and tribal organizations work on effective community-chosen and culturally adapted strategies to reduce commercial tobacco use and exposure, improve nutrition and physical activity, increase support for health literacy, and strengthen community-clinical links.
Le département de Santé Animale de l'Institut, dirigé par Muriel Vayssier-Taussat, étudie les interactions entre la santé animale et humaine. “Pour préserver la santé de l'Homme, une des voies est de préserver la santé animale” explique-t-elle. Mais cette protection ne doit pas être menée n'importe comment. Ces dernières années, il a été observé que la résistance aux antibiotiques avait largement augmenté chez de nombreux animaux dû à un usage massif. Ceci contribue à l'apparition de nouveaux virus plus résistants et donc potentiellement plus facilement transmissibles à l'Homme. L'unité Génétique Animale et Biologie Intégrative, dirigée par Claire Rogel-Gaillard, se consacre à l'étude de la diversité génomique en élevage, et son lien avec les santés : “Comment sélectionner des animaux qui vont être en bonne santé [...] tout en limitant l'usage d'anti-infectieux et en réduisant l'empreinte environnementale ? Il y a en fait un lien assez fort entre la durabilité des systèmes d'élevage et la santé des Hommes et animaux de la Terre.” A l'aide de travaux sur la variabilité individuelle des réponses immunitaires (aux maladies et aux vaccins) sur les animaux d'élevage, Mme Rogel-Gaillard explique qu'il “n'existe pas d'animal complètement optimal dans toutes les conditions et dans tous les environnements [...]. Une génétique optimale dans un environnement peut ne pas être optimale dans un autre.” 
Good Health and Wellness in Indian Country is CDC’s largest single investment to ease health disparities that affect American Indians and Alaska Natives. Tribes and tribal organizations work on effective community-chosen and culturally adapted strategies to reduce commercial tobacco use and exposure, improve nutrition and physical activity, increase support for health literacy, and strengthen community-clinical links.
« Que ce soit par transmission alimentaire (maladie de la vache folle, salmonelloses), par transmission vectorielle (fièvre du Nil occidental, fièvre de la vallée du Rift, encéphalites à tiques), ou encore par simple contact (rage), les possibilités de transmission interspécifique sont multiples et demandent une approche collaborative entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine pour prévenir et contrôler ces infections »4.

CHP is proud of our integrated model of care – when we say that we treat the whole person, we truly mean it. Behavioral health and nutrition services are located right at the medical practices, our dentists take your blood pressure before treating you, and our clinicians ask you about things such as housing, food insecurity, and other determinants that affect your health beyond the physical.
L'objectif du concept One Health, illustré par ces différents travaux en cours au sein de l'Inrae, est simple : “produire des connaissances et éclairer dans leur prise de décisions l'ensemble des acteurs concernés par ces enjeux de santé publique”.  A l'automne prochain, l'Institut fera un nouveau point, cette fois-ci concentré sur les substances toxiques se retrouvant dans notre chaîne alimentaire.
Directeur de recherche à l'Institut Génétique Environnement et Protection des plantes de Rennes, Christophe Mougel étudie les phytobiomes (l'association des plantes, de leur environnement de croissance et de leur microbiote), une toute nouvelle vision de la plante en tant qu'écosystème, ou en tant que “super organisme végétal”, comme il le décrit. Les travaux de son Institut consistent à mieux comprendre le rôle des microbiotes et leurs fonctions au sein des espèces végétales. Il s'agit de décrire et de comprendre ce lien en vue notamment de développer “une agriculture de précision voire une agriculture personnalisée à l'échelle d'une exploitation”, comme l'explique M. Mougel.

The Basic Health Program Blueprint is the form that states must use to make an official request for certification of a Basic Health Program as set forth in 42 CFR 600.110. The Blueprint is intended to collect the program design choices of the state and to provide a full description of the operations and management of the program and its compliance with the federal rules. 


A la question "Pensez-vous que la pandémie globale actuelle a eu comme “effet positif” de souligner l'importance de l'épidémiosurveillance ?", le spécialiste nous répond par la positive. "Effectivement, elle met en lumière cet intérêt stratégique, et j'espère que les États mettront en place des dispositifs pour accroître cette dimension-là Mais finalement, quels vont être les leviers prioritaires pour renforcer l'épidémiosurveillance ? L'autre difficulté est que nous savons montrer a posteriori l'épidémiosurveillance mais, comme pour les séismes, nous avons encore du mal à concevoir des systèmes d'alerte efficace nous permettant d'anticiper suffisamment [les futures épidémies]. J'imagine qu'il y a une conscience aujourd'hui [de cette problématique] qui est plus forte qu'hier."

Professor Alan Boobis OBE, Toxicologist, Division of Medicine, Imperial College London states that "The body’s own detoxification systems are remarkably sophisticated and versatile. They have to be, as the natural environment that we evolved in is hostile. It is remarkable that people are prepared to risk seriously disrupting these systems with unproven ‘detox’ diets, which could well do more harm than good."[11]

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